Samedi 7 mai 2005
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La plongée bouleversante dans lintimité dun homme «Un homme se penche sur son passé. Le passé ne lui renvoie que les reflets dune mauvaise vie, bien différente de celle que laisse supposer sa notoriété. Autrefois on aurait dit quil sagissait de la divulgation de sa part dombre; aujourdhui on parlerait de coming out. Il ne se reconnaît pas dans ce genre de définitions. La mauvaise vie quil décrit est la seule quil ait connue. Il la gardée secrète en croyant pouvoir la maîtriser. Il la racontée autrement à travers des histoires ou des films qui masquaient la vérité. Certains ont pu croire quil était content de son existence puisquil parvenait à évoquer la nostalgie du bonheur. Mais les instants de joie, les succès, les rencontres nont été que des tentatives pour conjurer la peine que sa mauvaise vie lui a procurée. Maintenant cet homme est fatigué et il pense quil ne doit plus se mentir à lui-même.» Pourquoi vouloir à tout prix reconstituer un simulacre de famille? Passer le plus clair de son temps à la radio et à la télévision alors quon rêve de se consacrer à lécriture et au cinéma? Devenir spécialiste des princes et des princesses alors quon se passionne pour les peuples opprimés? Et puis il y a les nuits qui, elles aussi, ne devraient pas être ce quelles sont
Frédéric Mitterrand y raconte également sa fascination éperdue pour une actrice française, dont jamais il n'écrit le nom. Mais dans ces pages, Catherine Deneuve est intensément présente, dans une lettre pudique qui lui est adressée, un des actes littéraires de ce livre. Avec une liberté desprit exceptionnelle, Frédéric Mitterrand, ici, ose tout dire. Lautobiographie la plus juste nest-elle pas celle de la vie quon aurait dû mener?
La mauvaise vie, Frédéric Mitterrand, Robert Laffont, mars 2005, 360 pages, 20 .
Source: www.laffont.fr
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Par amd
Lundi 7 mars 2005
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Récit autobiographique d' "une jeunesse d'artiste en Irak" par le talentueux calligraphe.
Né en 1944 dans la ville sainte de Nadjaf, Hassan Massoudy a vécu son enfance et sa jeunesse dans un Irak aujourd'hui disparu. Il grandit dans une société traditionnelle marquée par la rigueur de la religion et la brûlure du désert, mais aussi par la joie collective des grandes fêtes et l'esprit de solidarité. Très jeune, dans cette ville où toute image est prohibée, il investit sa passion de l'art dans la calligraphie et consacre toute son énergie à se procurer papiers et pigments.
Étudiant à Bagdad au début des années soixante, il se trouve pris au coeur de la tourmente politique qui conduira à l'avènement de la dictature. Après de multiples séjours en prison, le jeune peintre quittera l'Irak pour la France en 1969, libre mais déchiré.Depuis plus de trente ans, il a fait connaître dans son pays d'accueil l'art de la lettre arabe, à travers des oeuvres magnifiques où se marient les cultures d'Orient et d'Occident.
C'est un artiste reconnu, mais toujours amoureux de ses racines, qui nous offre ici « son » Irak. Portrait à la fois nostalgique et vivant d'un peuple chargé d'histoire qui, malgré l'oppression, demeure assoiffé de culture, Si loin de l'Euphrate nous plonge au coeur d'un Orient perdu, terrible et merveilleux. C'est l'opportunité de découvrir un Irak méconnu, insoupçonné par l'actualité d'aujourd'hui.
Hassan Massoudy, "Si loin de l'Euphrate, Une jeunesse d'artiste en Irak", Editions Albin Michel, 2004, 189 p., 16
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Par amd