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"Malouf", Album de Myriam SULTAN, consacre son retour aux sources, à la musique arabo-andalouse de Constantine, sa ville
natale. La voix de Myriam Sultan, devrait parvenir jusqu'à vos cœurs. Elle y parle de sa Maman, de sa ville et de l'Amour. Partez pour un très beau voyage musical, par delà les deux rives de la
Méditerranée.
Parmi ceux qui sont en prison Se trouvent nos 3 camarades Berselli, Planquette et Simon Qui vont passer des jours maussades
Vous êtes tous trois enfermés Mais patience, prenez courage Vous serez bientôt libérés Par tous vos frères d'esclavage
Les traîtres de notre pays Ces agents du capitalisme Nous les chasserons hors d'ici Pour instaurer le socialisme
Main dans la main Révolution Pour que vainque le communisme Pour vous sortir de la prison Pour tuer le capitalisme
Ils se sont sacrifiés pour nous Par leur action libératrice.
Poème écrit en 1940 par Guy Môquet, après que trois de ses camarades de la jeunesse communiste du 17ème arrondissement aient été arrêtés. Mention manuscrite au crayon: "Trouvé sur Môquet"; indiquerait qu'il ait été saisi sur lui par les autorités judiciaires ou policières suite à sa propre arrestation. Source: contrejournal.blogs.liberation.fr. Y entendre l'Interview du Conservateur du Musée de la Résistance Nationale. Guy Krivopissko remet, la rédaction de ces textes, dans leur contexte historique. Et y découvrir aussi la présentation d'une sélection des archives de la famille Môquet récemment transférées au musée de la Résistance et qui y est présentée à partir du 23 octobre 2007.
D'une famille de travailleurs et de militants communistes (son père est député communiste), il fait de bonnes études au lycée Carnot et s'engage dans le mouvement de la Jeunesse communiste. Il est arrêté, le 13 octobre 1940, à la gare de l'Est pour distribution de tracts clandestins. Emprisonné à la Santé, puis à Fresnes, il est, malgré son acquittement, maintenu en prison et envoyé en camp d'internement. C'est au camp de Châteaubriant où il arrive, le 15 mai 1941, qu'il sera fusillé, le 22 octobre 1941, à l'âge de 17 ans, en représailles à l'assassinat de l'officier Karl Hotz. Il est le plus jeune des vingt-sept otages assassiné.
Châteaubriand, le 22 Octobre 41
Ma petite maman chérie, Mon tout petit frère adoré, Mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c'est d'être très courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant à mon véritable, je ne peux le faire, hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. À toi, petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup, qu'il étudie, qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demie, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy
Guy Môquet, 22 octobre 1941, Châteaubriand, Camp de Choisel (Loire-Inférieure)
Frères de combat: Roger Semat, Rino Scolari et Serge, son "vrai" le frère, et ses amis: Jean-Pierre Timbaud et Charles Michels, trente-huit ans, député communiste de Paris, fusillés à La Sablière le 22 octobre 1941.
Illustration: Lettres choisies et présentées par Guy Krivopissko (2003), La vie à en mourir. Lettres de Fusillés (1941-1944), Éditions Tallandier, Paris, p. 85. En lire plus sur ces lettres, extraits: www.humanite.fr.
Anecdote: Le document original, écrit au crayon de papier, vient sans doute d'être retrouvé dans les archives de la famille de Guy Môquet qui viennent d'être remise par la famille au Musée de la Résistance Nationale. "Les deux lettres de Guy Môquet": l'original du texte du jeune fusillé ne serait pas celui qu'on croyait par Édouard Launet, Libération, Lundi 1er Octobre 2007: www.liberation.fr.
Allez plus loin: Le dossier du CDDP de l'Indre avec notamment les textes offciels du Bulletin officiel de l'Éducation nationale n°20 du 30 Août 2007 portant sur "La commémoration du souvenir de Guy Môquet..." et nombreuses ressources pédagogiques: wwwphp.ac-orleans-tours.fr. Et le compte-rendu des débats soulevés par l'"injonction" de commémoration, très riche en références et documents iconographiques: www.crdp-reims.fr.
Nicolas Sarkozy est élu avec une nette avance sur sa concurrente. Pour ceux et celle qui se sont opposé à lui ou à tout ou parti de son programme, comme à ceux qui souhaitaient volontairement ou inconsciemment sa victoire; il nous incombe à être plus qu'attentif aux applications et conséquences de celui-ci.
Dans son programme: une démocratie irréprochable, vaincre le chômage, augmenter le pouvoir d'achat, une protection de la mondialisation, l'urgence du développement durable, une école qui garantit la réussite de tous les élèves, un enseignement supérieur et une recherche au niveau des meilleurs mondiaux, la sortie des quartiers difficiles d'un engrenage de violence et de relégation, des politiques de solidarité, fraternelles et responsables... sont des extraits (*), dans lesquels nombreux peuvent se reconnaître, de droite comme de gauche. Comme dans ses propos de la concorde le 6 mai au soir: "A tous ceux qui souffrent d'injustice, je veux dire que je serai le Président qui va combattre les injustices pour donner à chacun sa chance. Chaque Français doit être respecté. Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas". Sans préjuger de l'avenir, on doit critiquer qu'à fin de conquérir le pouvoir, Nicolas Sarkozy ait divisé, opposé avant de vouloir unir.Et c'est surtout sur les moyens utilisés pour la mise en oeuvre de son projet politique (*) que nous devons être particulièrement attentifs: en particulier sur l'identité et la fierté nationale, l'immigration, l'ordre et le retour à des repères d'autorité… où il a joué sur les mauvaises inclinaisons des français. La vigilance active passe donc aussi par les prochaines élections législatives, la restructuration rapide d'une gauche libérée (www.desirsdavenir.org ) qui pourra avec le nouveau parti démocrate (bayrou.fr ) à la française et face à une droite décomplexée avec un corpus idéologique réaffirmé, présenter enfin une alternative au droite/gauche qui s'oppose mais saura obliger le nouveau Président à une coopération constructive et prendre au mot ses nouveaux propos d'apaisement et d'ouverture.
A la vigilance ! Aux reconstructions…
"Tout ce que j’ai dit, je le ferai. Je tiendrai scrupuleusement ma promesse et ma parole." Des engagements que beaucoup aimeraient aussi voir contredit sur certains dossiers. rue89.com prend Nicolas Sarkozy au mot et veille à l’application de son programme. Créé par des journalistes, dont plusieurs sont issus de Libération, ce site se concentre sur les sujets qui font parler, jaser, débattre, dans tous les domaines. Il tient notamment un "Sarkoscope" qui évalue la mise en application des promesses de campagne du nouveau Président: Les cent premiers jours de Sarkozy à l'Elysée.
Je me souviens un 7 mai 1995, un homme au balcon, une voiture entourée de journalistes-motards qui filent dans la nuit, un discours enthousiaste pour une fin du chômage... des espoirs... mon "premier" président, ma trentaine. Et douze ans après la fracture sociale de ce printemps n'est pas réduite et la facture sociale est lourde !
Je devrais me souvenir aussi d'un 10 mai 1981 porteur d'espoirs qui n'étaient pas les miens à l'époque mais qui a ouvert de nouvelles voies...
Alors ce 22 avril 2007; je ne crois plus à un nouveau printemps. Je souhaite seulement la fin d'affrontements stériles, une somme d'intérêts particuliers qui s'effacerait au bénéfice d'un plus grand intérêt collectif... loin des solutions des extrêmes. Mais surtout ne pas diviser plus ce pays qui a besoin d'une démocratie apaisée pour se reconstruire...
J'ai voté François Bayrou au premier tour.
Le 6 Mai 2007, je voterai Ségolène Royal... Attentivement…