Mardi 16 septembre 2008
2
16
/09
/2008
18:00
Marseille-Provence est
sélectionnée comme "Capitale européenne de la culture en 2013".
Avec déjà les investissements d'EuroMéditerranée, l'installation du projet Iter dans sa région, après avoir été retenu parmi les derniers finalistes des villes pour accueillir la coupe de
l'America, et n'oublions pas les temps forts des Coupes du Monde de football et de rugby qu'elle a su bien recevoir, le projet du Mucem, maintenant assuré rapidement ou la nouvelle tour Cma-Cgm,
Marseille va aujourd'hui enfin, consciemment, enrayer sa spirale infernale. Elle se croyait toujours
maudite, mal-aimée, à tort. Et avec un effet pervers, elle y trouvait là,
dans une ultime posture, une identité; celle détestable du moindre effort, car "à
quoi bon" et
"autant rester entre nous".
Maintenant, à nous d'avoir confiance en nous-même et de nous retrousser les manches pour faire vivre tout ce en quoi cette ville est
la meilleure: l'accueil des autres, ses cultures
dans leurs grandes diversités et le partage. Aussi, trouver de
nouvelles solutions dans ce qu'elle a de moins bon: transport collectif et saleté, comme de savoir bien recevoir ses
visiteurs.
Par exemple, puisqu'on ne peut pas créer une ligne de tram, encore moins un métro, en 4 ans, ne ce serait pas une idée que de créer des
lignes de bus "écologiques" en sites
propres. Et enfin
faire partager à nos concitoyens les plaisirs du civisme en matière de propreté.
Certes tout aurait été très bien préparé par une équipe efficace réunie par le maire de Marseille avec le soutien des responsables des autres collectivités locales, si elle n'avait pas été
sélectionnée. Mais la confiance en soi passe aussi par celle des autres. Et c'était le (dernier ?) combat a ne pas perdre.
Il reste donc beaucoup de travail à faire, dont celui de garder ce rêve éveillé jusqu'en 2013 et au-delà.
Publié dans : L'Edito
-
Par alain marc deluy
-
Partager